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Tableau des coefficients d'isolation thermique : U, R et λ

Ce que valent un isolant, un mur ou une fenêtre, et quelle résistance thermique viser.

Trois coefficients décrivent l'isolation thermique : λ pour un matériau, R pour une couche d'isolant, U pour une paroi entière. Voici le tableau des coefficients d'isolation thermique des isolants courants, puis des murs, fenêtres, portes, toits et planchers, avec les résistances minimales exigées par les aides.

En bref

λ (W/(m·K)) dit si un matériau laisse passer la chaleur : plus il est bas, meilleur est l'isolant. R = épaisseur ÷ λ (m²·K/W) mesure une couche : plus il est haut, mieux elle isole. U (W/(m²·K)) mesure une paroi entière : plus il est bas, moins elle perd. Un produit certifié affiche son λ et son R sur l'étiquette ; à défaut, les valeurs par défaut des règles Th-Bat et de la méthode du DPE s'appliquent. Pour les aides, les combles perdus demandent R ≥ 7 et les murs R ≥ 3,7.

Mis à jour le par la rédaction. Notre méthode

U, R et λ : les trois coefficients d'isolation thermique

  • λ (lambda, conductivité, W/(m·K)) : la capacité d'un matériau à laisser passer la chaleur. Elle ne dépend pas de l'épaisseur. Plus λ est bas, meilleur est l'isolant.
  • R (résistance thermique, m²·K/W) : la résistance d'une couche, R = épaisseur ÷ λ, l'épaisseur en mètres. Plus R est haut, mieux la couche isole. Deux couches s'additionnent.
  • U (coefficient de transmission, W/(m²·K)) : les pertes d'une paroi entière par m² et par degré d'écart. C'est l'inverse de la résistance totale de la paroi. Plus il est bas, plus la paroi isole.

La résistance totale d'une paroi ajoute à ses couches deux résistances superficielles, qui représentent l'échange de chaleur entre l'air et chaque face :

Paroi Résistances superficielles (intérieur + extérieur)
Mur, flux horizontal 0,13 + 0,04 = 0,17 m²·K/W
Plafond ou toiture, flux montant 0,10 + 0,04 = 0,14 m²·K/W
Plancher bas, flux descendant 0,17 + 0,04 = 0,21 m²·K/W

D'où U = 1 ÷ (résistances superficielles + somme des R des couches). Les règles Th-Bat du CSTB, publiées par le ministère, fixent ces valeurs et la méthode.

Coefficient thermique des isolants : λ et résistance thermique

Conductivité thermique λ des isolants courants, avec le niveau de vérification du λ certifié
Isolantλ par défautλ certifié courantNiveau du λ certifiéR de 10 cm (certifié)
Laine de verre0,0440,032vérifié (fiche Isover)3,13 m².K/W
Laine de roche0,0440,036non vérifié2,78 m².K/W
Laine minérale soufflée0,0560,045valeur d'usage2,22 m².K/W
Polystyrène expansé (PSE)0,040,032non vérifié3,13 m².K/W
Polystyrène extrudé (XPS)0,0410,03non vérifié3,33 m².K/W
Polyuréthane, PIR0,040,022non vérifié4,55 m².K/W
Fibre de bois0,070,036vérifié (fiche Steico)2,78 m².K/W
Ouate de cellulose0,0490,04vérifié (fiche Isocell)2,5 m².K/W
Chanvre, lin0,0480,04non vérifié2,5 m².K/W
Liège expansé0,0490,04non vérifié2,5 m².K/W
Laine de mouton0,0460,04non vérifié2,5 m².K/W
Paille comprimée0,0520,052valeur d'usage1,92 m².K/W
Béton de chanvre0,120,07valeur d'usage1,43 m².K/W

λ en W/(m.K) ; R = épaisseur / λ. « Par défaut » : produit non certifié (règles Th-Bat) ; « certifié » : valeur courante d'un produit sous certificat ACERMI ou avis technique, à lire sur l'étiquette. Valeurs vérifiées le 19 octobre 2026.

La colonne « par défaut » s'applique à un produit non certifié : ce sont des valeurs par défaut des règles Th-Bat (2017), retenues pour une densité courante (un produit très léger peut faire moins bien), et, pour les isolants biosourcés, de l'annexe IX de l'arrêté du 26 octobre 2010. Un produit sous certificat ACERMI ou sous avis technique prend la valeur déclarée par son fabricant, imprimée sur l'étiquette.

La colonne « certifié » donne une valeur courante. Trois ont été lues sur une fiche de fabricant (laine de verre, fibre de bois, ouate de cellulose) ; pour le polyuréthane, la fiche lue, celle d'un panneau de couverture, donne 0,023. Les autres sont des valeurs d'usage, non vérifiées. L'étiquette du produit que vous achetez fait foi.

Quelques lectures du tableau :

  • Fibre de bois. La valeur par défaut, très élevée, couvre toute la famille des panneaux de fibres, y compris des panneaux durs et denses. Un panneau isolant certifié fait deux fois mieux.
  • Laine soufflée. Elle isole moins bien qu'un rouleau à épaisseur égale, et elle se tasse : les règles Th-Bat calculent sa résistance sur l'épaisseur après tassement, 5 % de moins pour une laine minérale soufflée, 30 % pour une ouate de cellulose.
  • Béton de chanvre (chaux-chanvre). Sa conductivité varie beaucoup avec le dosage : il est à la fois structure et isolant, avec un λ plusieurs fois supérieur à celui d'une laine.

Matériaux de construction

Un mur porteur isole peu. À titre de repère, les règles Th-Bat donnent un λ de 0,13 W/(m·K) pour l'OSB et les bois résineux légers, 0,25 pour une plaque de plâtre, 1,1 à 1,4 pour une pierre calcaire tendre à ferme, 1,65 pour un béton plein. Un parpaing creux n'a pas de λ, c'est un bloc alvéolé : la méthode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) lui donne directement un U.

Coefficients U des parois : les valeurs par défaut du DPE

Quand on ne connaît pas une paroi, la méthode officielle du DPE (3CL-DPE 2021) lui attribue un U selon son matériau, son épaisseur ou l'époque de construction. Ce sont les valeurs qu'utilise l'outil des déperditions paroi par paroi.

Murs

Coefficient U par défaut des murs (méthode 3CL du DPE, zone H1)
ParoiU en W/(m².K)
Mur non isolé (type inconnu)2,5
Pierre de 50 cm, non isolée2,05
Brique creuse de 20 cm, non isolée2
Parpaing de 20 cm, non isolé2,5
Mur construit de 1975 à 1977, isolation inconnue1
Mur construit de 1978 à 1982, isolation inconnue1
Mur construit de 1983 à 1988, isolation inconnue0,8
Mur construit de 1989 à 2000, isolation inconnue0,5
Mur construit de 2001 à 2005, isolation inconnue0,4
Mur construit de 2006 à 2012, isolation inconnue0,36
Mur construit depuis 2013, isolation inconnue0,23
Mur avec 10 cm d'isolant0,34
Mur avec 16 cm d'isolant0,23

Valeurs par défaut de la méthode 3CL-DPE 2021 (tables de l'observatoire DPE) quand la paroi n'est pas connue ; un U mesuré ou certifié prime. Plus U est petit, moins la paroi perd. Lignes par période : colonne des logements chauffés autrement qu'à l'électricité ; avec un chauffage électrique (effet Joule), la 3CL retient des U plus bas de 1978 à 2000. Valeurs vérifiées le 19 octobre 2026.

La méthode plafonne le U d'un mur non isolé à 2,5 W/(m²·K), quel que soit son matériau. Au-delà de 8 cm d'isolant, la nature du mur ne change presque plus rien : c'est l'isolant qui fait le U. Pour un mur en pierre, la méthode du DPE donne un U qui baisse avec l'épaisseur ; un mur ancien épais reste pourtant loin d'un mur isolé.

La méthode calcule le U d'un mur isolé par U = 1 ÷ (1 ÷ U du mur nu + R de l'isolant). Si seule l'épaisseur de l'isolant est connue, elle prend λ = 0,04 W/(m·K) ; pour une ossature bois, la réglementation de la rénovation ne retient que 80 % du R de l'isolant posé entre montants.

Fenêtres

Coefficient U par défaut des fenêtres (méthode 3CL du DPE)
ParoiU en W/(m².K)
Simple vitrage, bois5,4
Simple vitrage, PVC4,9
Simple vitrage, aluminium6,4
Double vitrage ancien, bois3
Double vitrage ancien, PVC2,7
Double vitrage ancien, aluminium3,9
Double vitrage récent, bois1,6
Double vitrage récent, PVC1,4
Double vitrage récent, aluminium à rupteur1,8
Triple vitrage, bois1,4
Triple vitrage, PVC1,2
Triple vitrage, aluminium à rupteur1,6

Valeurs par défaut de la méthode 3CL-DPE 2021 (tables de l'observatoire DPE) quand la paroi n'est pas connue ; un U mesuré ou certifié prime. Plus U est petit, moins la paroi perd. Valeurs vérifiées le 19 octobre 2026.

Trois U décrivent une fenêtre. Ug est celui du vitrage seul, au centre ; Uw celui de la fenêtre entière, cadre compris (c'est le chiffre à comparer) ; Ujn celui de la fenêtre avec ses volets, en moyenne entre le jour et la nuit. La méthode du DPE crédite un volet d'une résistance additionnelle de 0,08 m²·K/W (persienne à ajours) à 0,25 (volet battant de plus de 22 mm, volet roulant épais). Pour calculer une puissance par grand froid, le site retient Uw : les volets ne sont pas fermés en journée.

Portes

Coefficient U par défaut des portes (méthode 3CL du DPE)
ParoiU en W/(m².K)
Porte en bois pleine3,5
Porte en bois, simple vitrage (moins de 30 %)4
Porte en bois, simple vitrage (30 à 60 %)4,5
Porte en bois, double vitrage3,3
Porte en métal pleine5,8
Porte en métal, simple vitrage5,8
Porte en métal, double vitrage (moins de 30 %)5,5
Porte en métal, double vitrage (30 à 60 %)4,8
Porte isolée1,5
Porte avec sas1,5

Valeurs par défaut de la méthode 3CL-DPE 2021 (tables de l'observatoire DPE) quand la paroi n'est pas connue ; un U mesuré ou certifié prime. Plus U est petit, moins la paroi perd. Valeurs vérifiées le 19 octobre 2026.

Une porte d'entrée en bois pleine perd plus qu'un double vitrage récent. En rénovation, la réglementation demande une porte d'entrée remplacée à Ud ≤ 2 W/(m²·K).

Toits et plafonds

Coefficient U par défaut des plafonds sous combles (méthode 3CL du DPE, zone H1)
ParoiU en W/(m².K)
Plafond sous combles non isolé2,5
Plafond sous combles, maison de 1975 à 19770,5
Plafond sous combles, maison de 1978 à 19820,5
Plafond sous combles, maison de 1983 à 19880,3
Plafond sous combles, maison de 1989 à 20000,25
Plafond sous combles, maison de 2001 à 20050,23
Plafond sous combles, maison de 2006 à 20120,2
Plafond sous combles, maison depuis 20130,14
Plafond avec 20 cm d'isolant0,19
Plafond avec 30 cm d'isolant0,13

Valeurs par défaut de la méthode 3CL-DPE 2021 (tables de l'observatoire DPE) quand la paroi n'est pas connue ; un U mesuré ou certifié prime. Plus U est petit, moins la paroi perd. Lignes par période : colonne des logements chauffés autrement qu'à l'électricité ; avec un chauffage électrique (effet Joule), la 3CL retient des U plus bas de 1978 à 2000. Valeurs vérifiées le 19 octobre 2026.

Planchers bas

Coefficient U par défaut des planchers bas (méthode 3CL du DPE, zone H1)
ParoiU en W/(m².K)
Plancher bas non isolé2
Plancher bas, maison de 1975 à 19770,9
Plancher bas, maison de 1978 à 19820,9
Plancher bas, maison de 1983 à 19880,8
Plancher bas, maison de 1989 à 20000,5
Plancher bas, maison de 2001 à 20050,3
Plancher bas, maison de 2006 à 20120,27
Plancher bas, maison depuis 20130,23
Plancher avec 10 cm d'isolant0,35

Valeurs par défaut de la méthode 3CL-DPE 2021 (tables de l'observatoire DPE) quand la paroi n'est pas connue ; un U mesuré ou certifié prime. Plus U est petit, moins la paroi perd. Lignes par période : colonne des logements chauffés autrement qu'à l'électricité ; avec un chauffage électrique (effet Joule), la 3CL retient des U plus bas de 1978 à 2000. Valeurs vérifiées le 19 octobre 2026.

Un plancher sur terre-plein ou sur vide sanitaire perd moins que ce U, parce que le sol fait écran : la méthode du DPE le corrige, et la page des déperditions l'explique.

Les tableaux des murs, toits et planchers sont donnés pour la zone climatique H1, la plus froide, et pour un logement qui n'est pas chauffé à l'électricité directe (la méthode prévoit des valeurs un peu différentes pour une maison électrique de 1978 à 2000). En zones H2 et H3, les valeurs par époque sont un peu plus élevées. La RT 2012 ne fixe pas de U par paroi : elle limite le besoin et la consommation de la maison ; la ligne « depuis 2013 » est la valeur par défaut du DPE pour cette époque.

Isolant mince multicouche : quelle résistance thermique ?

Un isolant mince réfléchissant (multicouche ou à bulles) a une résistance propre faible. Les règles Th-Bat lui donnent par défaut, selon l'épaisseur :

Épaisseur Multicouche Produit à bulles
5 mm 0,10 m²·K/W 0,06 m²·K/W
10 mm 0,20 m²·K/W 0,10 m²·K/W
20 mm 0,40 m²·K/W 0,20 m²·K/W
40 mm 0,80 m²·K/W 0,48 m²·K/W

Son intérêt vient des lames d'air immobiles de part et d'autre, dont la face brillante réduit le rayonnement. Dans un exemple des règles Th-Bat, un mur béton doublé d'un multicouche entre deux lames d'air non ventilées, avec des faces très réfléchissantes, atteint U = 0,64 W/(m²·K). C'est l'équivalent d'environ 5 cm de laine sur la même maçonnerie. Si une lame est ventilée ou mal fermée, le gain tombe.

On lit parfois des équivalences en dizaines de centimètres de laine : elles ne correspondent pas à ces valeurs. Pour les aides, les isolants réfléchissants sont évalués selon la norme NF EN ISO 22097.

Bac acier isolé : résistance thermique par épaisseur

Un bac acier simple n'isole pas : la méthode du DPE le traite comme un rampant non isolé, U = 2,5 W/(m²·K). Un panneau sandwich (deux tôles et une âme isolante) isole selon l'épaisseur de son âme. Valeurs de la fiche d'un fabricant, Bacacier, pour un panneau de couverture à mousse PIR (λ 0,023 W/(m·K)) :

Épaisseur de l'âme R en m²·K/W U en W/(m²·K)
30 mm 1,39 0,67
40 mm 1,82 0,52
60 mm 2,69 0,36
80 mm 3,56 0,28
100 mm 4,43 0,23
120 mm 5,29 0,19

En 150 mm, aucune fiche n'a été lue : par prolongement, la résistance serait de l'ordre de 6,5 m²·K/W. Un panneau à âme en laine de roche, à épaisseur égale, isole moins qu'un panneau PIR : demandez la fiche du produit.

Quelle résistance thermique pour une bonne isolation ?

Les aides (certificats d'économies d'énergie, ou CEE, MaPrimeRénov', éco-prêt à taux zéro) et la réglementation fixent des résistances minimales pour l'isolation :

Résistance thermique minimale en m².K/W : de l'isolant posé pour les aides (CEE, MaPrimeRénov', éco-PTZ), de la paroi entière pour la réglementation
ParoiCEE (isolant posé)MaPrimeRénov' accompagné (isolant posé)Éco-PTZ (isolant posé)Réglementation en rénovation (paroi entière)
Combles perdusR ≥ 7R ≥ 7R ≥ 7R ≥ 5,2
Rampants de toitureR ≥ 6R ≥ 6R ≥ 6R ≥ 5,2 (H1)
Toiture-terrasseR ≥ 4,5R ≥ 6,5R ≥ 4,5R ≥ 4,5 (H1)
Murs par l'intérieurR ≥ 3,7R ≥ 3,7R ≥ 3,2 (H1)
Murs par l'extérieurR ≥ 3,7R ≥ 4,4R ≥ 3,2 (H1)
Plancher basR ≥ 3R ≥ 3R ≥ 3 (H1)

CEE : fiches BAR-EN-101 à 105, abrogées à compter du 1er mai 2027. MaPrimeRénov' : arrêté du 17/11/2020 consolidé ; l'isolation n'est plus aidée par geste depuis le 1er septembre 2026. Éco-PTZ : arrêté modifié le 25/08/2026. Réglementation : RT existant par éléments au 1er janvier 2023. Valeurs vérifiées le 19 octobre 2026.

  • CEE : la résistance demandée est celle de l'isolant posé, sans compter l'isolant existant. Les fiches actuelles sont abrogées à compter du 1er mai 2027 : vérifiez la fiche en vigueur à la date des travaux.
  • MaPrimeRénov' : depuis le 1er septembre 2026, MaPrimeRénov' par geste ne finance plus l'isolation. Côté MaPrimeRénov', seul le parcours accompagné la finance encore, avec les résistances du tableau. Pour les montants et les conditions, renseignez-vous auprès de France Rénov'.
  • Réglementation : en rénovation, la paroi isolée (paroi et isolant ensemble) doit atteindre au moins la valeur de la dernière colonne (zone H1). Ces seuils ne s'appliquent pas aux murs anciens en pierre ou en terre.

Pour les fenêtres, les CEE, l'éco-prêt à taux zéro et le parcours accompagné de MaPrimeRénov' demandent Uw ≤ 1,3 W/(m²·K) avec un facteur solaire Sw ≥ 0,3, ou Uw ≤ 1,7 avec Sw ≥ 0,36. Le facteur solaire est la part de l'énergie du soleil que la fenêtre laisse entrer. La réglementation de la rénovation se contente de Uw ≤ 1,9.

Et pour la puissance de chauffage

Un mur mieux isolé, c'est un U plus bas, donc moins de watts à fournir. Le calcul des déperditions paroi par paroi accepte un « U connu » pour chaque paroi : saisissez celui du devis ou de la fiche de la fenêtre. Pour une estimation rapide sans détail des parois, le coefficient G par époque suffit. La puissance du radiateur se calcule ensuite pièce par pièce, ou au mètre carré sur la page puissance de radiateur par m².

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre U, R et λ ?

λ est une propriété du matériau, quelle que soit son épaisseur. R est la résistance d'une couche : son épaisseur en mètres divisée par λ. U est le coefficient de toute la paroi, couches et échanges de surface compris : U = 1 ÷ (résistances superficielles + somme des R). Un bon isolant a un λ bas ; une bonne paroi a un R total haut et un U bas.

Comment calculer la résistance thermique d'un isolant ?

Divisez l'épaisseur, en mètres, par la conductivité λ indiquée sur l'étiquette. Le tableau des isolants donne le R de 10 cm pour chaque famille ; pour 20 cm, il double. Pour un produit certifié, le R est imprimé sur l'emballage et fait foi.

Quelle résistance thermique pour une bonne isolation ?

Les aides servent de repère : R ≥ 7 m²·K/W pour des combles perdus, 6 pour des rampants, 3,7 pour des murs, 3 pour un plancher bas. La réglementation des travaux de rénovation impose moins (5,2 pour des combles perdus).

Quel est l'isolant avec le meilleur coefficient thermique ?

Parmi les isolants courants, les mousses polyuréthane (PIR) ont le λ le plus bas : 0,023 W/(m·K) sur la fiche lue d'un panneau de couverture, et 0,022 comme valeur courante d'un produit certifié, non vérifiée. Mais une laine plus épaisse atteint la même résistance : c'est le R posé qui compte, pas le λ seul.

Un isolant mince multicouche vaut-il une laine épaisse ?

Non. Sa résistance propre par défaut est de 0,40 m²·K/W pour 20 mm et 0,80 pour 40 mm (règles Th-Bat). Posé avec deux lames d'air immobiles, il peut porter un mur béton au niveau de quelques centimètres de laine, pas au-delà.

Quelle est la résistance thermique d'un bac acier isolé de 100 mm ?

Pour un panneau sandwich à mousse PIR, la fiche d'un fabricant donne R = 4,43 m²·K/W et U = 0,23 W/(m²·K) en 100 mm. Un bac acier simple, sans isolant, compte comme une toiture non isolée dans la méthode du DPE.

Sources officielles

Informations vérifiées le sur les sites suivants. En cas de doute, ce sont eux qui font foi.