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Déperdition thermique : définition et calcul paroi par paroi

Murs, fenêtres, toit, sol, ponts thermiques et air : le bilan de votre pièce ou de votre maison.

m²

De la pièce, ou du logement entier.

m
°C
Altitude et bord de mer
m

La température de base baisse avec l'altitude et remonte près de la côte. Températures de base par département

Parois en contact avec l'extérieur ou un local non chauffé
  • m²
  • m²
  • m²

U : coefficient de la paroi, en W/(m².K), s'il est connu (devis, fiche de la fenêtre). Sinon, la valeur par défaut de la méthode du DPE pour ce type de paroi.

Déperditions par grand froid

700 W

par −7 °C dehors et 18 °C dedans, soit 28,5 W/K

GV (déperditions par degré)
28,5 W/K
Coefficient G équivalent
0,95 W/(m³.K)
Par m²
59 W/m²
Renouvellement d'air
0,98 volume par heure
  • Ponts thermiques estimés par un forfait : le calcul par liaisons est plus juste.

Répartition par poste

1 point = 10 W

  • Murs

    25 %

    Murs : 180 W

  • Toit, plafond

    13 %

    Toit, plafond : 90 W

  • Fenêtres et portes

    13 %

    Fenêtres et portes : 90 W

  • Ponts thermiques

    15 %

    Ponts thermiques : 110 W

  • Renouvellement d'air

    35 %

    Renouvellement d'air : 250 W

Détail paroi par paroi
PosteSurfaceU ou forfaitbHPuissance
Mur construit de 1983 à 1988, isolation inconnue8,8 m²0,817 W/K180 W
Double vitrage ancien, bois1,2 m²313,6 W/K90 W
Plafond sous combles, maison de 1983 à 198812 m²0,313,6 W/K90 W
Ponts thermiques (forfait)forfait 30 %4,3 W/K110 W
Renouvellement d'air10 W/K250 W

H = b × U × surface (W/K) ; puissance = H × ΔT. U en W/(m².K) ; b : coefficient du local voisin (1 dehors, 0 contre un logement chauffé).

Calcul pas à pas, hypothèses et sources
  1. Écart de température : 18 °C − (−7 °C) = 25 K.
  2. Mur construit de 1983 à 1988, isolation inconnue : 1 × 0,8 × 8,8 m² = 7 W/K.
  3. Double vitrage ancien, bois : 1 × 3 × 1,2 m² = 3,6 W/K.
  4. Plafond sous combles, maison de 1983 à 1988 : 1 × 0,3 × 12 m² = 3,6 W/K.
  5. Ponts thermiques : 4,3 W/K (forfait de 30 % de la transmission).
  6. Renouvellement d'air (méthode 3CL, VMC simple flux autoréglable 1982 à 2000) : ventilation 6,7 W/K + infiltrations 3,3 W/K = 10 W/K.
  7. GV = 28,5 W/K ; déperditions = GV × ΔT = 28,5 × 25 = 700 W (arrondi à 50 W).

Hypothèses

Température de base (Loiret)
−7 °C (règle)
Consigne
18 °C (saisi)
Chaleur volumique de l'air
0,34 Wh/(m³.K) (règle)
U des parois par période (isolation inconnue)
logement chauffé autrement qu'à l'électricité (colonne « autres » de la 3CL) (par défaut, probable)

Sources

Valeurs vérifiées le 19 octobre 2026. Le résultat est une estimation, pas une étude thermique.

Une déperdition thermique est une perte de chaleur d'un logement vers l'extérieur, par ses parois et par l'air qui se renouvelle. Le calcul paroi par paroi additionne ces pertes pour obtenir la puissance de chauffage d'une pièce ou d'une maison par grand froid.

En bref

Les déperditions se calculent par Φ = GV × ΔT : GV additionne, pour chaque paroi, b × U × surface, puis les ponts thermiques et le renouvellement d'air. Les valeurs U par défaut viennent de la méthode officielle du DPE (3CL-DPE 2021) quand la paroi n'est pas connue. Dans une maison ancienne non isolée, l'ADEME place le toit en tête des pertes (25 à 30 %), devant les murs (20 à 25 %) ; dans une maison à étage ou isolée, la répartition change. L'outil calcule celle de votre logement.

Mis à jour le par la rédaction. Notre méthode

Déperdition thermique : définition

Une déperdition thermique est une perte de chaleur d'un logement chauffé vers l'extérieur. Au pluriel, les déperditions désignent la puissance que la pièce perd par les murs, les fenêtres, le toit, le sol et l'air renouvelé quand il fait le plus froid de l'année. C'est ce que le chauffage doit rendre, en watts (W).

La chaleur s'échappe par deux chemins :

  • la transmission à travers les parois : murs, vitrages, portes, toit, plancher, et les jonctions entre parois (ponts thermiques) ;
  • le renouvellement d'air : l'air chaud extrait par la ventilation et les fuites, remplacé par de l'air froid.

On calcule les déperditions par grand froid, à la température extérieure de base. C'est la température froide de référence du lieu, un seuil que le thermomètre n'atteint que quelques jours par an. Elle dépend du département et de l'altitude : −4 °C dans le Finistère, −15 °C en Alsace. Ce n'est pas la température la plus basse jamais relevée.

La formule des déperditions thermiques

Le bilan tient en une ligne :

Φ = GV × (θint − θbase)

  • Φ : les déperditions, en W ;
  • θint − θbase : l'écart de température, ou ΔT, entre la température voulue dans la pièce et la température de base ;
  • GV : le coefficient de déperdition du local, en W/K, c'est-à-dire la puissance perdue par degré d'écart.

GV additionne trois familles de pertes :

GV = Σ b × U × A + Σ k × L + DR

DR désigne le renouvellement d'air. C'est la structure de la méthode officielle du diagnostic de performance énergétique (DPE), la 3CL-DPE 2021 : murs, plancher bas, plancher haut, menuiseries, ponts thermiques et renouvellement d'air.

Les parois : b × U × A

  • A est la surface de la paroi, en m², fenêtres déduites des murs.
  • U est le coefficient U de la paroi : ses pertes par m² et par degré, en W/(m²·K). Plus il est bas, plus la paroi isole. Les valeurs par défaut sont sur la page coefficients U et isolants.
  • b corrige l'écart de température quand la paroi ne donne pas dehors : 1 vers l'extérieur, 0 contre un logement chauffé, entre les deux vers un garage, un cellier ou des combles. La méthode du DPE donne des b plus proches de 1 qu'on ne l'imagine pour un garage accolé.

Le sol fait écran

Un plancher sur terre-plein, sur vide sanitaire ou sur sous-sol non chauffé ne perd pas autant que son U le laisse croire : le sol amortit les pertes. La méthode du DPE remplace alors U par un coefficient Ue, qui dépend de l'isolation du plancher et de sa taille. L'outil le calcule quand vous choisissez « vide sanitaire » ou « terre-plein ».

Les ponts thermiques : k × L

Un pont thermique est une jonction où l'isolant s'interrompt : plancher contre mur, tableau de fenêtre, refend. Il se compte au mètre de jonction, avec un coefficient k en W/(m·K). Le cas le plus lourd est la maison isolée par l'intérieur avec des planchers en béton, typique des années 1975 à 2000 : l'isolant s'arrête à chaque dalle.

L'air : 0,34 × débit

Chaque m³ d'air renouvelé par heure coûte 0,34 W par degré d'écart : c'est la chaleur volumique de l'air. La méthode du DPE fixe un débit conventionnel selon la ventilation (naturelle, VMC autoréglable, hygroréglable, double flux), puis ajoute les infiltrations selon l'étanchéité de la maison et son époque. Une VMC double flux récente récupère une grande partie de la chaleur de l'air extrait, ce qui réduit fortement ce poste.

Calcul paroi par paroi : l'exemple d'une maison

L'outil en haut de page est réglé sur une chambre de 12 m² à l'étage, sous des combles perdus, avec un seul mur extérieur. Voici la maison entière de la même époque : deux niveaux de 50 m², construite entre 1983 et 1988, isolée par l'intérieur, dans le Loiret (−7 °C).

Exemple : maison de 100 m² sur deux niveaux, 1983 à 1988, dans le Loiret

  1. Écart de température : 19 °C − (−7 °C) = 26 K.
  2. Mur construit de 1983 à 1988, isolation inconnue : 1 × 0,8 × 132 m² = 105,6 W/K.
  3. Double vitrage ancien, bois : 1 × 3 × 16 m² = 48 W/K.
  4. Porte en bois pleine : 1 × 3,5 × 2 m² = 7 W/K.
  5. Plafond sous combles, maison de 1983 à 1988 : 1 × 0,3 × 50 m² = 15 W/K.
  6. Plancher bas, maison de 1983 à 1988 : 1 × 0,37 × 50 m² = 18,4 W/K ; Ue 0,37 (sol compris, 2S/P = 4).
  7. Ponts thermiques : 58,2 W/K (forfait de 30 % de la transmission).
  8. Renouvellement d'air (méthode 3CL, VMC simple flux autoréglable 1982 à 2000) : ventilation 56,1 W/K + infiltrations 31,5 W/K = 87,6 W/K.
  9. GV = 339,8 W/K ; déperditions = GV × ΔT = 339,8 × 26 = 9 000 W (arrondi à 500 W).

Déperditions par grand froid : 9 000 W, par −7 °C dehors et 19 °C dedans, soit 339,8 W/K.

Pour refaire ce calcul chez vous, mesurez chaque paroi qui donne dehors ou sur un local non chauffé. Les murs se comptent fenêtres déduites, le plafond et le plancher à leur surface au sol. Laissez le champ « U connu » vide si vous ne connaissez pas la paroi : l'outil prend la valeur par défaut du DPE pour l'époque et la zone climatique du département.

L'outil donne aussi un G équivalent, en W/(m³·K), directement comparable au tableau du coefficient G par époque.

Les ponts thermiques : un forfait faute de mieux

L'outil ne vous demande pas la longueur de chaque jonction. Il ajoute aux pertes des parois un forfait selon le mode d'isolation : murs non isolés, isolation par l'intérieur d'avant 2001, ou isolation par l'extérieur. C'est une approximation : un forfait unique ne vaut pas le calcul jonction par jonction, et le site l'indique dans le détail du résultat. Choisir « non comptés » sous-estime les déperditions d'une maison isolée par l'intérieur.

Où part la chaleur d'une maison ?

L'ADEME publie une répartition des pertes d'une maison non isolée construite avant 1974 :

Poste Part des pertes
Toit 25 à 30 %
Murs 20 à 25 %
Renouvellement d'air et fuites 20 à 25 %
Vitrages 10 à 15 %
Planchers bas 7 à 10 %
Ponts thermiques 5 à 10 %

Les cinq postes des parois sont lus sur l'infographie de l'ADEME de décembre 2022. Le poste de l'air est attribué à son guide « Isoler sa maison », que le site n'a pas pu consulter : prenez-le comme un ordre de grandeur.

Ces chiffres valent pour ce qu'ils décrivent : un pavillon bas, sans isolation. Ils ne se généralisent pas :

  • Dans une maison à étage, à surface habitable égale, le toit est deux fois plus petit et les murs plus grands : les murs passent nettement devant le toit.
  • Dans une maison isolée des années 1980, le toit, isolé en premier, ne pèse presque plus. Les murs restent le premier poste, mais l'air renouvelé et les ponts thermiques pèsent ensemble près de la moitié des pertes.

Plutôt que d'appliquer ces pourcentages, l'outil calcule la répartition de votre pièce ou de votre maison, poste par poste. C'est elle qui dit où isoler en priorité.

Bilan thermique de la maison : ce que fait ce calcul, et ce qu'il ne fait pas

Le bilan thermique d'un professionnel suit la norme NF EN 12831 : un calcul pièce par pièce des déperditions, avec la ventilation de chaque local et, au besoin, une surpuissance de relance. Cette norme est payante ; le site ne la lit pas et ne la reproduit pas. Il applique la méthode du DPE, publique, aux parois que vous décrivez.

Ce calcul suffit pour vérifier un ordre de grandeur, choisir un radiateur ou relire un devis. Il ne remplace pas :

  • le DPE, qui classe le logement avec des valeurs par défaut et une température de base par grande zone climatique, pas par département ;
  • l'étude d'un installateur avant une pompe à chaleur. L'ADEME rappelle que ce bilan est normalement proposé par les installateurs ; il aboutit à la note de dimensionnement, le document qui justifie la puissance de la pompe à chaleur à partir des déperditions à la température de base.

Isoler avant de changer de chauffage

Un générateur choisi avant les travaux d'isolation sera surdimensionné une fois la maison isolée. Ce calcul vous aide à choisir et à vérifier une puissance. Pour une pompe à chaleur, la note de dimensionnement de l'installateur, qui voit votre maison, fait foi.

Déperdition thermique d'un appartement

La méthode est la même. Seules comptent les parois qui donnent sur l'extérieur ou sur un local non chauffé : façade, fenêtres, plancher sur parking, mur sur une cage d'escalier. Une paroi contre un logement voisin chauffé ne perd rien dans le calcul (b = 0). Un appartement au milieu d'un immeuble perd donc bien moins qu'une maison de même surface, à isolation égale.

Et ensuite

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une déperdition thermique ?

C'est la chaleur qu'un logement perd vers l'extérieur ou vers un local non chauffé : à travers les murs, les fenêtres, le toit et le sol, et par l'air qui entre et sort. Exprimée en watts par grand froid, c'est la puissance que le chauffage doit fournir pour tenir la température.

Quelle est la formule de calcul des déperditions thermiques ?

Φ = GV × (température intérieure − température de base). GV, en W/K, additionne b × U × surface pour chaque paroi, les ponts thermiques (k × longueur) et le renouvellement d'air (0,34 × débit en m³/h). C'est la structure de la méthode officielle du DPE.

Comment calculer les déperditions thermiques d'une maison ?

Mesurez la surface de chaque mur, fenêtre, porte, plafond et plancher donnant sur l'extérieur ou un local non chauffé, attribuez-lui un U (connu ou par défaut), puis ajoutez la ventilation et les ponts thermiques. L'outil en haut de page fait ce bilan ; pour aller vite, le coefficient G par époque donne un ordre de grandeur.

Par où une maison perd-elle le plus de chaleur ?

Dans une maison non isolée d'avant 1974, par le toit (25 à 30 % selon l'ADEME), puis par les murs et l'air renouvelé ; ces parts décrivent bien une maison de plain-pied. Dans une maison à étage, les murs passent devant. Dans une maison isolée des années 1980, l'air et les ponts thermiques pèsent beaucoup plus.

Un DPE, est-ce un bilan thermique ?

Non. Le DPE calcule les déperditions avec des valeurs par défaut et une température de base par grande zone climatique, pour classer le logement. Un bilan thermique pour choisir un chauffage se fait pièce par pièce, selon la norme NF EN 12831, par un bureau d'études ou l'installateur.

Comment calculer les déperditions d'un appartement ?

Avec la même méthode, en ne comptant que les parois qui donnent sur l'extérieur ou sur un local non chauffé (cage d'escalier, parking). Une paroi contre un logement chauffé ne perd rien dans le calcul : choisissez « Logement chauffé » dans l'outil.