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puissance-radiateur.fr

Méthode et sources

Comment le site passe d'une pièce à une puissance de radiateur, de pompe à chaleur ou de poêle : les sources qu'il lit, les choix qu'il fait quand elles se contredisent, pourquoi il donne des fourchettes, comment il est vérifié et mis à jour.

En bref

Les normes du chauffage sont payantes : le site ne les reproduit pas et les cite par ce qu'en publient gratuitement la méthode officielle du DPE, les guides RAGE et PROFEEL, l'ADEME et les fabricants. Chaque valeur porte sa source, sa date et un niveau de certitude. Quand deux sources se contredisent, le site le dit et indique la valeur retenue. Les résultats sont des fourchettes, calculées par un moteur testé. Le site n'est pas une étude thermique.

Mis à jour le par la rédaction. Notre méthode

Les normes, par ce qu'en publient les sources gratuites

Quatre normes encadrent le calcul d'une puissance de chauffage, et toutes sont vendues par l'AFNOR : la NF EN 12831 (calcul des déperditions, la puissance qu'un logement perd par grand froid), son complément national NF P 52-612/CN (températures extérieures de base), la NF EN 442 (puissance des radiateurs à eau) et le NF DTU 65.16 (installation des pompes à chaleur). Le site ne les a pas lues, ne les reproduit pas, et aucune copie pirate n'a été consultée.

Il les cite donc par ce qu'en publient gratuitement des sources légitimes : les guides du programme RAGE diffusés par l'AQC, le guide PROFEEL de 2021, la FFB, l'ADEME et France Rénov', la notice du logiciel ThermExcel, les catalogues et fiches techniques des fabricants. D'où la formule employée dans les pages : « selon la table reproduite par le guide RAGE », plutôt que « la norme impose ».

Un texte est public, lui : la méthode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE), dite méthode 3CL, annexe de l'arrêté du 31 mars 2021. La version en vigueur est la 3CL-DPE 2021. L'ancienne version 1.3, celle des DPE de 2012 à juin 2021, ne sert plus au site que pour sa table des températures par département. Les valeurs par défaut des murs, des fenêtres et de la ventilation viennent des tables de la méthode 2021, publiées par l'Observatoire DPE (ADEME et CSTB).

Une règle, une source, une date

Toutes les valeurs du site sont rassemblées dans un fichier unique, d'où les pages, les tableaux et les outils les tirent. Chaque entrée porte sa source, la date de la version lue et un niveau de certitude :

  • vérifié : lu dans une source datée, ou tableau publié recalculé à l'identique ;
  • probable : une seule source non datée, une déduction directe, plusieurs sources secondaires concordantes, ou un choix du site argumenté ;
  • non vérifié : silence ou désaccord des sources. Une telle valeur n'est jamais présentée comme une règle.
Quelques règles du site et leur niveau de certitude
RègleValeurNiveau
Température extérieure de base (froid de référence) du Bas-Rhin, de 0 à 200 m−15 °Cvérifié
Correction de la température de base selon l'altitudetable de la norme reproduite par le guide RAGE et par ThermExcelvérifié
Coefficient G (pertes par m³ et par degré) d'une maison construite sous la réglementation thermique 20120,45 à 0,65 W/(m³·K)probable
Température voulue dans une chambre18 °C par défautprobable
Conditions de la puissance au catalogue d'un radiateur à eaueau à 75 °C au départ, 65 °C au retour, pièce à 20 °Cvérifié
Exposant d'un radiateur à eau (courbe de puissance)1,30 par défaut (1,25 à 1,40)vérifié
Plus forte puissance d'un radiateur électrique fixe du commerce2 000 Wvérifié
Contrôle des pompes à chaleur aidées par les certificats d'économies d'énergie (CEE)entre 60 % et 130 % des déperditions à la température de basevérifié
Règles de l'art d'une pompe à chaleur air-eau70 % à 100 % des déperditions, au moins 120 % avec l'appointprobable
Puissance d'un poêle1,0 à 1,4 fois les déperditions de la zone chaufféeprobable
Prix du kWh, tarif Bleu option Base20,01 c€ TTC depuis le 1er août 2026vérifié
« 70 à 125 W/m² » pour climatiser une piècepratique commerciale, jamais calculéenon vérifié

Les sources lues, et comment

Avant la rédaction, une recherche documentaire en cinq parties a été menée et datée du 19 octobre 2026 : climat, températures voulues et coefficient G ; déperditions paroi par paroi et isolants ; radiateurs à eau ; radiateurs électriques ; pompe à chaleur, poêle et chaudière. Chaque source lue a été copiée avec son adresse, sa version et sa date de lecture, et chaque partie comporte des exemples de calcul complets, détaillés étape par étape.

Les pages des magasins et des vendeurs ont servi à relever des produits, des erreurs à corriger et, en recoupement, des valeurs données ailleurs (le fichier de communes d'un simulateur du commerce pour les températures de base). La majoration de la salle de bains, faute de source publique, reprend un simulateur du commerce : elle est affichée comme une hypothèse. Les erreurs relevées ailleurs sont corrigées dans les pages sans nommer leurs auteurs : on y lit « on lit souvent que… », puis la correction et sa source.

Les températures extérieures de base

La température extérieure de base est la température froide de référence d'un lieu, un seuil que le thermomètre n'atteint que quelques jours par an. C'est elle qui fixe l'écart à combler entre dehors et dedans.

Le site part de la table par département de la norme NF P 52-612/CN, valable de 0 à 200 m d'altitude, telle que la reproduisent quatre sources : la carte du guide RAGE de 2013, la notice ThermExcel de 2016, la colonne par département de l'ancienne méthode du DPE et le fichier de communes d'un simulateur du commerce. Dans les trois tableaux lisibles, 87 départements sur 96 portent la même valeur.

L'altitude se corrige avec la table de la même norme, reproduite à l'identique par le guide RAGE et par ThermExcel, à une case près (base −5 °C, de 1 601 à 1 700 m : −12 °C retenu, valeur du guide RAGE). Au-delà de la table, le site extrapole à −1 °C par tranche de 100 m, sans descendre sous −25 °C (−30 °C pour un département à −10 °C), et le signale. À moins de 25 km de la mer et sous 200 m, il applique la ligne « bord de mer » de ThermExcel quand elle est moins froide.

La méthode du DPE en vigueur donne une autre valeur, par groupe de zones climatiques et tranche d'altitude : −9,5 °C en zone H1 sous 400 m, −6,5 °C en H2, −3,5 °C en H3. C'est une convention pour l'étiquette énergétique. À Strasbourg, elle retient −9,5 °C quand la table par département donne −15 °C. Le site l'affiche en recoupement, sans jamais s'en servir pour dimensionner.

Les écarts entre sources, et le choix retenu :

  • Paris : −5 °C dans trois sources, −7 °C dans une. Le site retient −5 °C et affiche −7 °C en variante. Pour la petite couronne (92, 93, 94), les tableaux donnent −7 °C et les cartes −5 °C : −7 °C retenu.
  • Ardèche, Drôme, Lot, Vaucluse : −6 °C dans trois sources, −7 °C dans un découpage en zones qui n'a pas de case −6. Le site retient −6 °C.
  • Alpes-Maritimes et Var : −5 °C, ou −2 °C pour une partie de la côte dans le même découpage. Le site retient −5 °C, et −4 °C à moins de 25 km de la mer.
  • Ille-et-Vilaine et Haute-Saône : le tableau de ThermExcel donne −4 et −10 °C, les autres sources −5 et −12 °C. Ce sont des erreurs de recopie : −5 et −12 °C retenus.
  • Un tableau en zones A à I par tranches de 200 m, repris sur plusieurs sites, donne jusqu'à 4 °C de plus froid en altitude. Son origine est inconnue : il n'est pas repris.

Aucune source ne donne de température de base pour l'outre-mer : le site couvre la métropole, Corse comprise. La table complète et l'outil d'altitude sont sur la page des températures de base par département.

Le coefficient G par époque de construction

Le coefficient G mesure les pertes d'un logement par mètre cube et par degré d'écart, en W/(m³·K), air renouvelé compris. Il baisse avec l'isolation. Le besoin de chauffage, ou déperditions, en découle : P = G × volume × écart de température, en watts.

Les valeurs maximales de G fixées par les réglementations de 1974 et de 1982 restent introuvables dans une source gratuite ; seule leur chronologie est publiée. Le site a donc recalculé G avec les valeurs par défaut de la méthode du DPE, sur une maison de 100 m² de plain-pied ou à étage, avec les murs, les fenêtres, les ponts thermiques et la ventilation de chaque époque. De 1975 à 2012, le résultat concorde à 0,1 près avec la table publiée par le fabricant De Dietrich.

Deux écarts ont été tranchés :

  • Avant 1975, les conventions donnent 1,6 à 2,0, le calcul strict d'une maison jamais isolée 2,7 à 2,9. Le site sépare deux cas : la maison jamais isolée, et celle dont les combles sont isolés et les fenêtres en double vitrage.
  • En RT 2012, la table de De Dietrich donne 0,4, le recalcul 0,56 à 0,62. Le site retient une fourchette autour de 0,55.

Les lignes « rénovation BBC » et « RE 2020 » reposent sur des parois supposées, faute de table publiée. Voici les valeurs retenues, et les watts par m² qu'elles donnent pour une pièce de 2,50 m de haut, à 19 °C dedans quand il fait −7 °C dehors :

Coefficient G par époque de construction, et puissance par m² à −7 °C dehors et 19 °C voulus
ÉpoqueG (fourchette)G centralPar m² à −7 °C (2,5 m)
Avant 1975, jamais isolée1,6 à 2,82104 à 182 W/m²
Avant 1975, combles isolés et double vitrage1,4 à 2,21,791 à 143 W/m²
Construite de 1975 à 19821,2 à 1,51,3578 à 98 W/m²
Construite de 1983 à 19881,05 à 1,31,1568 à 85 W/m²
Construite de 1989 à 20000,85 à 1,1155 à 72 W/m²
Construite de 2001 à 2012 (RT 2000 et RT 2005)0,7 à 0,90,845 à 59 W/m²
Rénovée au niveau BBC0,55 à 0,80,6535 à 52 W/m²
Construite de 2013 à 2021 (RT 2012)0,45 à 0,650,5529 à 43 W/m²
Construite depuis 2022 (RE 2020)0,35 à 0,60,4522 à 39 W/m²

G en W/(m³.K), renouvellement d'air compris : recalcul avec les valeurs par défaut de la méthode 3CL du DPE sur une maison de 100 m², recoupé avec De Dietrich. Valeurs vérifiées le 19 octobre 2026.

G est calculé sur un seul gabarit de maison : d'où une fourchette par époque. Pour une pièce atypique (combles, grande baie vitrée, mur mitoyen), le calcul paroi par paroi des déperditions remplace G par le bilan de chaque mur, fenêtre et plafond.

Les parois, une à une

Le coefficient U d'une paroi mesure ses pertes par m² et par degré, en W/(m²·K) : plus il est bas, plus la paroi isole. Le calcul paroi par paroi additionne U × surface pour chaque paroi, les ponts thermiques (jonctions entre parois) et l'air renouvelé, selon la structure de la méthode du DPE. Faute de longueurs de jonctions, l'outil compte les ponts thermiques par un forfait selon le mode d'isolation, moins précis que le calcul jonction par jonction.

  • U par défaut : tables de la méthode du DPE (murs selon le matériau et l'épaisseur, isolation selon la période, planchers, toits, fenêtres et portes), lues dans le fichier de l'Observatoire DPE.
  • Résistances de surface et conductivités par défaut des isolants : règles Th-Bat du CSTB (2017) ; isolants biosourcés : annexe IX de l'arrêté du 26 octobre 2010, lue par un résumé.
  • Valeurs certifiées : fiches de fabricants d'isolants avec leur certificat ACERMI ou leur avis technique. Quand la valeur certifiée et la valeur par défaut diffèrent, le site propose les deux côte à côte.
  • Épaisseur entre deux lignes de la table : le site prend la ligne inférieure, qui donne un U plus élevé, donc une puissance plus prudente.
  • Isolant inconnu : conductivité de 0,04 W/(m·K), 0,042 en plancher bas comme la méthode du DPE, 0,030 pour le polyuréthane et le polystyrène extrudé.
  • Air renouvelé : débits conventionnels de la méthode du DPE selon la ventilation, plus les infiltrations calculées depuis l'étanchéité de l'époque.

Les valeurs et les seuils des aides sont sur la page des coefficients U et des isolants.

Les radiateurs à eau : du catalogue à la puissance réelle

La puissance au catalogue d'un radiateur à eau, ou P50, est mesurée avec de l'eau à 75 °C au départ, 65 °C au retour et une pièce à 20 °C (norme NF EN 442). Tous les catalogues lus la donnent ainsi. Le régime d'eau, les températures réelles de départ et de retour, change ce que le radiateur rend : la puissance suit la formule P = P50 × (écart réel ÷ écart de référence)n, où l'exposant n dépend du modèle.

Cette formule a été recontrôlée à l'unité sur les tables publiées par Kermi, Radson, Stelrad et IRSAP. Les fabricants ne calculent pas tous l'écart de la même façon : moyenne logarithmique chez Kermi et Purmo, moyenne arithmétique chez Radson et Énergies et Avenir. L'écart reste sous 1,5 % pour les régimes courants et atteint 2 à 3 % à 45/35. Le site calcule en logarithmique, et en arithmétique pour un modèle Radson, comme le fabricant.

Les valeurs de l'exposant viennent des fiches récentes des fabricants et du guide d'Énergies et Avenir (2010), rédigé avec l'appui technique du CETIAT. Ce qui en résulte pour quelques régimes :

Puissance rendue par un radiateur à eau aux régimes 75/65, 70/55, 55/45 et 45/35 °C, et puissance catalogue pour rendre 1 000 W (pièce à 20 °C)
RégimeÉcart eau / piècePart de la puissance catalogueCatalogue pour 1 000 W
75/65 °C49,8 K100 %1 000 W
70/55 °C42,1 K80 %1 250 W
55/45 °C29,7 K51 %2 000 W
45/35 °C19,6 K30 %3 400 W

P = P50 × (ΔT / 49,8)n, n = 1,30 (1,25 à 1,40 selon le modèle), écart logarithmique, puissance catalogue P50 à 75/65/20 (NF EN 442). Contrôlé contre les catalogues Kermi, Stelrad et Radson. Valeurs vérifiées le 19 octobre 2026.

  • Radiateur en fonte existant : puissance estimée par la surface de façade et le nombre de colonnes (coefficients d'Énergies et Avenir), contrôlée sur 33 éléments de trois fabricants : de 19 % de moins à 13 % de plus, deux cas sur 33 sortant de ± 15 %. D'où une fourchette de ± 15 %, et une hauteur à mesurer sans les pieds (voir les points ouverts plus bas).
  • Radiateur acier de marque inconnue : moyenne des tables de Radson et de Kermi, à ± 8 %. Une série de valeurs contradictoire dans un même document de Kermi (type 33) n'est pas reprise.
  • Valeur affichée contre valeur calculée : quand un fabricant affiche une puissance que ses propres coefficients ne retrouvent pas, le site retient le calcul.
  • Remplacer un radiateur : Énergies et Avenir donne des rapports lus sur une courbe. Le site les recalcule avec la formule.

Le détail est sur les pages du radiateur à eau chaude, des radiateurs basse température et du radiateur en fonte.

Les radiateurs électriques : paliers et consommation

Un radiateur électrique à effet Joule rend en chaleur ce qu'il consomme, quelle que soit sa technologie : « autour de 98 % » selon une réponse ministérielle de 2017, 100 % dans le règlement européen. Le « 38 % maximum » parfois cité est un rendement en énergie primaire, commun à tous les radiateurs électriques. Le site retient donc la même puissance pour un convecteur, un panneau rayonnant ou un radiateur à inertie.

Les paliers, les puissances vendues dans le commerce, ont été relevés le 19 octobre 2026 dans les catalogues et les fiches de gamme d'Atlantic, Thermor, Noirot et Acova, cités comme sources et non comme conseil d'achat. Le site propose le palier égal ou supérieur au besoin, et le palier inférieur s'il en couvre au moins 95 %. Il n'ajoute pas de marge, car le palier en ajoute déjà une.

La consommation se calcule avec les degrés-jours de Météo-France (normales 1991 à 2020) de cinq stations : c'est un plafond pour un chauffage continu à la température voulue, sans réduit la nuit. Le prix du kWh est celui du tarif Bleu (20,01 c€ en option Base), daté et suivi à chaque mouvement du tarif. La majoration de 20 % de la salle de bains n'a pas de source publique : c'est une hypothèse affichée et modifiable. Voir la page du radiateur électrique.

La pompe à chaleur et le poêle

Une pompe à chaleur air-eau prend la chaleur de l'air extérieur et chauffe l'eau des radiateurs ou du plancher. Sa puissance se compare aux déperditions à la température de base et au régime d'eau prévu, pas à sa puissance « nominale », mesurée à +7 °C dehors avec de l'eau à 35 °C.

  • Contrôle des CEE : l'arrêté du 15 décembre 2025 (JO du 18 décembre 2025, en vigueur le 1er janvier 2026) juge une pompe à chaleur air-eau (ou eau-eau) sous-dimensionnée si, sans son appoint, elle couvre moins de 60 % des déperditions à la température de base, et surdimensionnée au-delà de 130 %. Ces seuils s'appliquent depuis le 1er novembre 2022 (arrêté du 20 juillet 2022) ; avant, le plafond était de 140 %.
  • Règles de l'art du NF DTU 65.16, connues par PROFEEL et la FFB : 70 à 100 % des déperditions (80 à 100 % pour une machine à vitesse variable dans une maison à faible inertie), et au moins 120 % avec l'appoint. Le site recommande 80 à 100 % et alerte aux bornes des CEE. Certains fabricants écrivent « entre 80 et 120 % » : le site ne les suit pas au-delà de 100 %.
  • Température d'arrêt : au moins 5 °C sous la température de base (guide RAGE 2013, Buildwise).
  • Puissance par grand froid : lue sur la fiche technique d'un fabricant, citée comme source chiffrée. Une valeur physiquement improbable de cette fiche n'est pas reprise.
  • Part de l'énergie de l'hiver couverte par la pompe à chaleur : calculée sur la saison de référence du règlement européen 811/2013, décalée selon la température de base. C'est un modèle, de niveau probable.

Le poêle se dimensionne sur la zone réellement chauffée (sa pièce et les pièces ouvertes sur elle), entre 1,0 et 1,4 fois ses déperditions : une plage déduite du guide RAGE des appareils à granulés (2015), de PROFEEL et de l'ADEME, de niveau probable. Le site alerte au-delà de 1,5 fois. La règle « 1 kW pour 10 m² » est montrée pour comparaison, jamais appliquée. Voir les pages de la pompe à chaleur air-eau et du poêle à bois.

Pourquoi des fourchettes

Une puissance de chauffage au watt près n'a pas de sens. Deux maisons de la même époque n'ont ni les mêmes fenêtres, ni la même orientation, ni les mêmes travaux ; un radiateur en fonte sans plaque n'a pas de puissance connue ; la température de base est une convention. Le site donne donc une fourchette et dit ce qui la fait varier : la plage de G de l'époque, la plage d'exposant du radiateur, ± 15 % pour la fonte, ± 8 à 10 % pour un radiateur acier de marque inconnue.

Les résultats sont arrondis d'une façon qui ne resserre jamais la fourchette : la valeur centrale au pas le plus proche, la borne basse au pas inférieur, la borne haute au pas supérieur. Le pas vaut 50 W pour une pièce et 0,5 kW pour une maison. Le besoin s'affiche sans marge, puis une puissance conseillée avec 10 % de plus, réglable de 0 à 20 % : aucune règle de référence ne fixe en France la marge d'une chaudière (PROFEEL, 2021), et aucune source lue n'en fixe pour un radiateur.

Un moteur de calcul testé

Les calculs sont écrits une seule fois, dans un moteur partagé par les pages (tableaux, exemples) et par les outils du navigateur : un chiffre d'une page et le résultat de l'outil de la même page viennent du même code. Ce moteur est vérifié par des tests automatiques, dont les exemples de calcul détaillés de la recherche : chambres et maisons de plusieurs époques, radiateurs acier et fonte, pompe à chaleur à partir d'une fiche de fabricant, poêle, consommation d'un radiateur. Le moteur doit les retrouver, à l'arrondi près.

Une vérification indépendante

Les pages sont rédigées à partir de la recherche, puis relues indépendamment de leur rédaction : chaque chiffre est confronté au fichier des règles et aux copies des sources, chaque affirmation plus forte que sa source est ramenée à son niveau, et les consignes de prudence sont contrôlées. Les écarts relevés sont corrigés avant la mise en ligne. Un contrôle automatique vérifie ensuite les liens, les titres et la mise en forme de chaque page.

Les points que les sources ne tranchent pas

Certaines questions n'ont pas de réponse dans les sources gratuites, ou en ont deux. Pour chacune, le site a retenu un choix, le plus souvent du côté de la prudence, et en donne le niveau de certitude. Ouvrez un point pour le voir.

Arrêtés modificatifs de la 3CL (25/03/2024, 16/06/2025) : touchent-ils le § 18.1 (Tbase) ou le § 13.2.2.4 (Pch) ?

Choix retenu : Version consolidée d'octobre 2021 ; Open3CL (19/10/2026) n'a rien changé, indice indirect. Niveau : probable.

Aucune table NF P 52-612/CN d'un fabricant en accès libre pour un cinquième recoupement.

Choix retenu : Table à quatre sources concordantes ; valeur toujours modifiable. Niveau : probable.

Paris et petite couronne : -5 ou -7 °C, et carte NF regroupant 75, 92, 93, 94 à -5.

Choix retenu : Paris -5, petite couronne -7, l'autre valeur en variante affichée. Niveau : probable.

Côte méditerranéenne : -2, -4 ou -5 °C ; règle exacte de la NF (distance, valeur) non lue.

Choix retenu : -5 en base, -4 à moins de 25 km de la mer. Niveau : probable.

Corse au-dessus de 900 m, colonne -7 au-dessus de 500 m : tables muettes.

Choix retenu : Extrapolation à -1 °C par 100 m, plancher -25 °C, avertissement. Niveau : probable.

Valeurs maximales de G de 1974, 1977 et 1982 introuvables dans une source gratuite.

Choix retenu : G par époque recalculé avec les défauts de la 3CL ; chronologie seule citée. Niveau : non vérifié.

Méthode simplifiée de la NF EN 12831-1 (facteurs fk, ΔU des ponts thermiques, nmin, relance) : non lue.

Choix retenu : Rien n'en est reproduit ; débit hygiénique de 0,5 vol/h affiché comme repère non vérifié. Niveau : non vérifié.

Référentiel Promotelec (D + 10 × V) : document d'origine non lu.

Choix retenu : Repère historique de l'origine des « 100 W/m² », jamais appliqué. Niveau : probable.

Outre-mer : aucune température de base dans les sources.

Choix retenu : Métropole seulement ; saisie manuelle de Tbase possible. Niveau : vérifié.

G calculé sur un seul gabarit (100 m², 15 % de vitrages, vide sanitaire).

Choix retenu : Fourchette bas, central, haut par époque ; mode paroi par paroi proposé pour une pièce atypique. Niveau : probable.

Règle d'interpolation des tables Umur0 (la 3CL ne dit rien pour les murs).

Choix retenu : Palier inférieur d'épaisseur (U plus élevé, prudent) ; Ue interpolé linéairement comme la 3CL le permet. Niveau : probable.

Répartition du débit de ventilation entre pièces (prorata de surface ou entrées d'air des pièces principales) : change la puissance d'une chambre de 15 à 20 %.

Choix retenu : Prorata de la surface habitable, affiché. Niveau : probable.

Aération par les fenêtres : Qvarep 0 et Qvaerat 1,2 dans la table ; usage exact dans Hvent non relu.

Choix retenu : Hvent = 0,34 × (Qvarep + Qvaerat) × Sh. Niveau : probable.

λ certifiés manquants (laine de roche, PSE gris, XPS, PIR en plaque, chanvre, liège).

Choix retenu : Valeurs courantes marquées non vérifiées ; la valeur par défaut prudente reste proposée. Niveau : non vérifié.

Annexe IX de l'arrêté du 26/10/2010 (λ par défaut des isolants biosourcés) lue par une reproduction secondaire, l'accès direct à Légifrance ayant été refusé.

Choix retenu : λ biosourcés retenus au niveau probable. Niveau : probable.

NF EN 442 : règle du choix arithmétique ou logarithmique et contenu de la révision non lus.

Choix retenu : Logarithmique par défaut, arithmétique pour un modèle Radson (calcul du fabricant). Niveau : non vérifié.

Base ATITA (radiateurs existants) non consultée.

Choix retenu : Estimation par la surface de façade, ± 15 % pour la fonte, ± 8 à 10 % pour l'acier. Niveau : probable.

Seuil de deux radiateurs à eau dans une pièce : aucune source.

Choix retenu : 2 m de longueur calculée, ou un radiateur par fenêtre. Niveau : probable.

Encrassement, embouage, peinture, cache-radiateur : effet non chiffré (seule la niche l'est).

Choix retenu : Signalé dans les hypothèses de l'estimation d'un radiateur existant. Niveau : non vérifié.

Référentiel NF Électricité Performance (seuils des étoiles, essai de puissance continue) non trouvé.

Choix retenu : Lire Pmax,c dans la notice. Niveau : non vérifié.

Taux de fonctionnement : la méthode des DJU ignore intermittence, réduits et apports ; écart avec les mesures Elecdom.

Choix retenu : Plafond pour un chauffage continu, repères ADEME affichés à côté. Niveau : probable.

Surconsommation d'un radiateur mal dimensionné : affirmations de fabricants sans mesure.

Choix retenu : Pas de surcoût de kWh avec une régulation électronique ; avertissement sur la surchauffe et le thermostat mécanique. Niveau : probable.

NF DTU 65.16 : méthode de l'inertie (annexe J), volumes d'ECS, règle exacte de l'air-air (120 % avec ou sans appoint).

Choix retenu : Plages publiées par PROFEEL et la FFB. Niveau : probable.

Puissance des PAC à -10 et -15 °C : aucune fiche lue (Atlantic s'arrête à -7 °C).

Choix retenu : Interpolation entre -7 et +7 °C, extrapolation sous -7 °C signalée comme incertaine. Niveau : probable.

Taux de couverture en énergie : saison européenne décalée, pas de données françaises par département.

Choix retenu : Modèle EU 811/2013 décalé de (Tbase + 10) K, niveau probable. Niveau : probable.

Contrôle CEE quand la PAC s'arrête au-dessus de Tbase : déperditions à T arrêt ou à Tbase ?

Choix retenu : Lecture littérale : puissance et déperditions à T = max(Tbase, T arrêt) pour le ratio CEE ; ratio DTU toujours à Tbase. Niveau : probable.

Puissance d'un split à -7 °C ou à Tbase : aucune valeur trouvée.

Choix retenu : Le calcul demande la puissance à Tbase lue sur la fiche du fabricant. Niveau : non vérifié.

Part de la chaleur d'un poêle transmise à l'étage : aucune source chiffrée.

Choix retenu : Zone ouverte seulement (escalier et couloir de l'étage s'ils communiquent). Niveau : non vérifié.

Radiateur en fonte : l'estimation tient dans ± 15 % pour deux fabricants contrôlés, mais un radiateur à colonnes fines mesuré pieds compris rend nettement moins que l'estimation.

Choix retenu : fourchette de ± 15 % gardée ; le site fait mesurer la hauteur sans les pieds, et prévient qu'un radiateur à colonnes fines peut rendre jusqu'à 25 % de moins. Niveau : probable.

Salle de bains : aucune source publique ne chiffre la majoration pour les serviettes et la relance après la douche.

Choix retenu : majoration de 20 %, affichée comme hypothèse et modifiable. Niveau : probable.

Un tableau des températures de base en zones A à I, repris sur plusieurs sites, donne jusqu'à 4 °C de plus froid en altitude que la table de la norme ; son origine est inconnue.

Choix retenu : non repris tant qu'il n'est pas sourcé. Niveau : probable.

Si une source tranche l'un de ces points, la règle est corrigée une fois dans le fichier, et toutes les pages et les outils suivent.

La mise à jour

Les règles ont été vérifiées pour la dernière fois le 19 octobre 2026. Les prochaines échéances :

  1. 1er février 2027 : mouvement du tarif réglementé de l'électricité (prix du kWh des calculs de consommation).
  2. 1er mai 2027 : abrogation des fiches CEE d'isolation BAR-EN-101 à 105 (seuils de résistance thermique des aides).
  3. 1er août 2027 : nouveau mouvement du tarif réglementé.
  4. 1er janvier 2028 : contrôle sur place de toutes les opérations CEE de pompes à chaleur air-eau et eau-eau (fiches BAR-TH-171 et 172).
  5. 1er juillet 2028 : fin d'application de la fiche CEE des fenêtres BAR-EN-104 en vigueur.
  6. En continu : veille sur les arrêtés qui modifient la méthode du DPE, sur les fiches CEE des pompes à chaleur, sur l'arrêté MaPrimeRénov' et sur le règlement européen d'écoconception des radiateurs électriques (2024/1103).

Tant qu'une valeur nouvelle n'est pas publiée, le site applique la dernière connue, avec sa date.

Ce que le site ne fait pas

Le site n'est pas une étude thermique. Ce calcul vous aide à choisir et à vérifier une puissance. Pour une pompe à chaleur, la note de dimensionnement de l'installateur, qui voit votre maison, fait foi : c'est le document qui justifie sa puissance à partir des déperditions à la température de base.

  • Il couvre la métropole et la Corse, pas l'outre-mer.
  • Il ne choisit ni le câble ni le disjoncteur d'un radiateur ou d'une pompe à chaleur : ce calcul se fait sur section-cable.fr.
  • Il ne donne aucun montant d'aide : les conseillers France Rénov' renseignent sur les aides en vigueur.

Il est neutre : aucune marque de radiateur, de pompe à chaleur ou de poêle recommandée, aucun fournisseur d'énergie mis en avant, aucun devis, aucune affiliation. Les fabricants sont cités comme sources chiffrées, jamais comme conseil d'achat. Pour en savoir plus, lisez qui publie le site, ou partez du calcul pièce par pièce et du tableau des puissances par m².

Une erreur, une source qui a changé : écrivez à la rédaction depuis la page de contact. Toute correction est faite dans le fichier des règles, puis s'applique à toutes les pages à la fois.

Sources officielles

Informations vérifiées le sur les sites suivants. En cas de doute, ce sont eux qui font foi.